À première vue, l’écriture journalistique peut sembler très simple, mais les apparences sont souvent trompeuses. En réalité, les textes médiatiques arabes font partie des plus complexes à traduire. La difficulté ne réside pas dans la terminologie, mais plutôt dans la différence entre les styles journalistiques arabe et français. Les traducteurs doivent non seulement avoir une bonne connaissance du contexte culturel, mais aussi maîtriser le langage journalistique dans la langue cible. Les défis les plus courants en traduction médiatique arabe-français comprennent :

1. L’adaptation plutôt que la traduction littérale. Transmettre le sens d’une langue à une autre ne revient pas toujours à traduire un texte mot pour mot. La signification doit être rendue selon les conventions de la langue cible afin que le texte semble naturel au lecteur. Le style journalistique français préfèrera des phrases concises mettant en avant les faits principaux de l’article. L’arabe, en particulier dans les articles d’analyse, sera souvent plus complexe. Traduire de l’arabe vers le français implique de reformuler et de diviser les longues phrases en une prose limpide aux yeux du lecteur français. Traduire vers l’arabe exige d’étoffer le texte, d’éviter les acronymes et d’employer un style plus sophistiqué en prenant soin de relier les phrases entre elles.

2. Les expressions idiomatiques et les phrases toutes faites. Les journalistes francophones adorent faire fi des conseils de George Orwell, qui mettait en garde contre les tournures de phrase bateau telles que « cerise sur le gâteau », « le vent en poupe » ou encore « à la loupe », dont le sens est à l’origine issu d’un domaine spécifique, mais est devenu avec le temps plus largement applicable. Ces expressions idiomatiques sont parfois très difficiles à traduire en arabe, car elles sont introuvables dans des dictionnaires standards et, traduites mot à mot, seraient parfaitement ridicules. Les traducteurs doivent donc suffisamment maîtriser la langue source et la langue cible pour pouvoir, d’une part, identifier ces expressions idiomatiques, et d’autre part être capables de les rendre dans la langue cible.

3. La contrainte de temps. Plus que jamais, les organisations médiatiques sont soumises à des délais très serrés. Un long décalage entre la publication d’un article et celle de sa traduction peut représenter la perte d’un temps précieux dans la transmission de l’information. Les équipes mondiales de traduction sont un véritable atout dans ce contexte, car un traducteur ou relecteur peut poursuivre là où son collègue s’est arrêté, gagnant de précieuses minutes avant la publication de l’article.

Notre approche de la traduction médiatique arabe-français.

1. Une équipe répartie sur plusieurs fuseaux horaires. La collaboration internationale est inscrite dans notre ADN. Nos traducteurs se trouvent au Moyen-Orient, en Europe et en Amérique du Nord, ce qui nous permet d’être réactifs 24h/24 en cas de traduction médiatique urgente. Nos traducteurs sont toujours disponibles lorsqu’un projet critique se présente. Nous adaptons nos services aux besoins spécifiques du client : il vous suffit de nous dire ce qu’il vous faut.

2. Des relecteurs travaillant dans leur langue maternelle. Notre système implique deux professionnels, l’un dont la langue maternelle est celle du texte source, et l’autre celle du texte cible, ce qui nous donne un avantage non négligeable. Grâce à cela, le texte source est compris dans toutes ses subtilités, et le texte cible est écrit dans une langue parfaitement limpide. Ce n’est donc pas un hasard si les organisations médiatiques, les think tanks mondiaux et les autres clients travaillant à l’échelle mondiale comptent sur nous lorsqu’ils ont besoin de faire traduire vite et bien des actualités et articles d’analyse qu’ils souhaitent publier.

3. Procéder à une évaluation de la qualité et en tirer des leçons. Les langues sont en constante évolution, et il doit en être de même pour les compétences des traducteurs. Chaque membre de notre équipe apporte au projet des connaissances et une expérience uniques, et il est de notre responsabilité de les partager au sein du groupe. Notre équipe suit ainsi une formation à distance chaque semaine, au cours de laquelle nous discutons des difficultés de traductions rencontrées, puis nous partageons les leçons à en tirer. Grâce à cela, notre équipe est capable de résoudre tout type de problème en traduction médiatique.

Récentes études de cas de traductions médiatiques

Voici quelques projets sur lesquels nous avons travaillé récemment :

  • Le Monde : nous avons traduit un entretien avec un éminent intellectuel syrien.
  • Formations en journalisme : nous avons traduit vers l’arabe des cours multimédias qui enseignent comment produire des nouvelles sur un téléphone. Les cours proposaient des formations sur les reportages en zone de conflit, l’éthique journalistique, la sécurité opérationnelle, la production de vidéos et la diffusion.
  • Traduction quotidienne d’analyses politiques arabes : plusieurs think tanks s’en remettent à nous pour la traduction d’analyses politiques et économiques à rendre le lendemain. Ils apprécient notre capacité à traduire un texte arabe complexe dans un style journalistique français concis, et vice-versa. Par ailleurs, nous traduisons et mettons en page régulièrement des rapports plus longs, à l’aide d’Adobe InDesign.
  • Transcription d’entretiens en égyptien, tunisien et syrien : nous avons transcrit et horodaté une série d’entretiens pour un film documentaire sur les révoltes du Printemps arabe.
  • Traduction et sous-titrage en arabe du Golfe. Nous avons sous-titré des dizaines d’heures d’entretiens sur la vie d’officiels de haut rang du Golfe. Les sources comprenaient un mélange de dialecte du Golfe et de fusha (arabe standard moderne).

Image sous licence Creative Commons reproduite avec la permission de Essam Saad.